Anne Roqueplo

Atelier d’Architecture
Cycle 2


Présentation

Anne Roqueplo est née à Washington (DC) en 1969.
Architecte DPLG et Docteur en Architecture, elle est formée à l’école d’architecture de Paris Belleville et obtient les félicitations du jury pour une proposition de projet urbain.
Engagée dans la question du logement sous l’influence d’Edith Girard et d’Henri Ciriani, elle acquiert une expérience professionnelle auprès de Paul Chemetov & Borja Huidobro sur des études de logements économiques ainsi qu’à l’agence Caradec et Risterucci sur différentes opérations de logements sociaux.
Après des expériences chez des paysagistes comme Alexandre Chemetoff, elle devient chef de projet à l’Atelier 234 sur des programmes variés allant de l’équipement public dans le domaine scolaire, de la santé, à des équipements de tourisme et des sièges sociaux à des échelles importantes. Certains projets posant la problématique du patrimoine.
Architecte indépendante depuis 2008, elle se consacre à présent à la recherche et l’enseignement.
Bénéficiant d’une bourse de recherche allouée par la direction de l’Architecture et du Patrimoine elle a effectivement mené une thèse sur le thème de l’art et de l’architecture à travers la question de l’habiter. Thèse soutenue en 2012 à l’école Doctorale Villes, Transports et Territoire de l’Université Paris Est, sous la direction de Monique Eleb.
Références thèse : http://www.sudoc.fr/17037761X Sélection de travaux consultable : https://issuu.com/roqueplo/docs/anne_roqueplo__architecture
Enseignement :
Investie dans l’enseignement depuis 2005, elle officie en tant que vacataire puis Maître-assistante associée à l’école Nationale Supérieure d’Architecture de Bordeaux, de Normandie, de Paris-Malaquais, de Marne-la-Vallée, ainsi qu’à l’école professionnelle supérieure d’architecture de la ville de Paris et, depuis 2013, à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Bretagne.
Depuis 2011, elle est responsable d’un enseignement, « L’habiter exploré », au Collège universitaire de Sciences Po Paris.
« Visiting professor » à l’Ecole spéciale d’architecture, elle encadre un atelier de projet en 1er cycle, 3ème année, S05 intitulé : « Le projet comme rencontre : un équipement culturel ».

Parutions :
- Anne Roqueplo, « Altération de la limite de l’espace domestique : l’architecture à la lumière de l’art contemporain », revue Histoire de l’art, n°72, printemps 2013, sur le thème « L’art de la façade. L’architecture et les arts, visuels ».
http://www.centrechastel.paris-sorbonne.fr/ouvrages/lart-de-la-facade-architecture-et-arts-visuels
- Anne Roqueplo, « La cartographie chez les artistes contemporains », revue Le Monde des cartes, n° 205, septembre 2010, p. 107-118.
http://www.lecfc.fr/new/articles/205-article-10.pdf
Recherche et conférences :
Anne Roqueplo est membre du Laboratoire ACS Architecture, Culture, Société XIXe-XXIe siècles CNRS FRE 3221, Ecole Nationale supérieure d’architecture de Paris-Malaquais, au titre de chercheur associée.
Elle est également membre du conseil scientifique de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Bretagne.
Chargée d’étude recherche en 2010 pour le commissariat scientifique de l’exposition et le catalogue « LES FRANCILIENS CHEZ EUX (1945-2010) ». Commande de l’Ordre des architectes d’île de France au Laboratoire ACS.
Intervention dans le cadre du cycle de conférence 2013/2014 « De l’architecture des musées à l’art en déplacements » à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et de paysage de Lille.

Coordination scientifique de l’évènement « Architecture / design : territoires partagés » les 20 avril et 4 mai 2016. Partenariat de l’ENSAB avec les champs Libres, le Frac Bretagne et le parlement de Bretagne autour de l’exposition consacrée à l’œuvre des designers Ronan et Erwan Bouroullec.

Enseignement(s)

Culture du projet-mémoire
Domaine d’expérimentation "Habiter l’Anthropocène"
Cycle 2, Semestres 7 / 8 / 9 / 10

Sujet / contenu

3ème Année, S05 : « Le projet comme rencontre : un équipement culturel »
L’exercice de projet aborde l’échelle territoriale, d’une part, et la complexité d’un programme, d’autre part, en complicité avec la dimension constructive. Les logiques qui induisent tel ou tel positionnement dans un contexte entrent en confrontation avec les logiques propres à un programme et ses organisations spatiales internes. C’est à l’architecte de faire de cette confrontation une rencontre par le projet. Destiné à l’exposition, l’équipement offre l’occasion d’un travail de scénographie par la mise en place d’une collection d’œuvres d’art. A cette fin, une étude des différents types de dispositifs de structure, de traitement de la lumière naturelle et de parcours, présents dans une sélection d’édifices muséaux, fournit un panel de solutions transposables au projet. L’exercice poursuit l’objectif d’une réciprocité entre l’édifice et son environnement, l’habitant et l’équipement, le visiteur et l’œuvre, l’œuvre et l’environnement.

Objectifs

Inscrit dans le domaine d’expérimentation « Habiter l’anthropocène », il s’agit au cours du semestre d’interroger les moyens dont dispose l’architecte pour répondre aux problématiques contemporaines qui lui sont posées. La recherche d’une synergie par le projet conduit à une approche globale invitant les pensées sur le monde comme la réalité matérielle du construit. Elle implique également une prise en charge à l’échelle du territoire autant qu’à l’échelle du corps.
Une démarche critique et analytique est intégrée à la démarche de projet. Le contexte n’étant pas à considérer comme cadre passif et instantané mais comme acteur renvoyant notamment à l’histoire et aux modes de vie qui l’ont façonné. L’étudiant sera invité à développer une cohérence dans sa démarche de projet entre les notions manipulées, les processus mis en œuvre et les modes de représentation convoqués.
En nous appuyant sur les champs critiques (idéel, conceptuel, processuel) sera privilégiée la construction d’une méthode permettant d’identifier et approfondir les notions convoquées, les processus en jeux ainsi que le choix des modes de représentation dans un souci de cohérence entre pensée et action.
Il s’agira tout d’abord de mettre à profit une maîtrise spatiale et matérielle du projet architectural acquise au cours des semestres précédents. Mais aussi de développer le regard critique et transversal de l’étudiant.

Sujets

Le sujet proposé au semestre d’automne 2018 incarne la problématique actuelle et symptomatique de la confrontation de l’activité humaine à la nature.

La carrière de Cormeilles-en-Parisis est une des plus importantes d’Europe. C’est une carrière de gypse destinée à la fabrication de plâtre. Le gisement en surface n’est plus exploité mais continue en sous-terrain, pour une concession de 30 ans signée en 2016.
Le remblaiement de la carrière est prévu avec une reconstitution du profil d’origine de la colline, en utilisant les terres d’excavation des chantiers franciliens. Le sujet pose la question de la valorisation de l’excavation actuelle qui offre une opportunité singulière pour un site de grande envergure à proximité de Paris.

Il est proposé de tirer parti de la grande richesse du site, de sa visibilité et des vues offertes. L’opportunité du recyclage ouvre à une multitude de possibles programmatiques parmi lesquels chaque étudiant devra s’orienter pour aboutir à une proposition fiable et cohérente avec ses problématiques et orientations de départ. L’équipe d’enseignant l’accompagnera dans ces étapes.

Modalités d’évaluation

Mise à contribution des apports des champs critiques
Démarche de culture et prospective comprenant l’identification et la mise en perspective des thématiques principales en jeu dans le projet-mémoire.
Convocation de références théoriques et matérielles opératoires.
Etablissement d’une problématique et d’une structuration du propos.
Construction d’un scenario de travail personnel adapté au sujet et au calendrier.
Evaluation à travers l’assiduité, les travaux de groupe, les rendus de pré-jury et jury du mémoire-projet.

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