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Isabelle Berthet-Bondet

Projet d’Architecture
Cycle 1


PRÉSENTATION


- Diplômée DPLG en 2001 à l’ENSA Marseille.
- DEA “Jardins Paysages Territoires” à l’ENSA Paris - La Villette en 2002, “Les paysages de l’habiter en France et au Japon” sous la direction d’Augustin Berque.
- Lauréate de la "Villa Kujôyama", Résidence à Kyôto en 2005.
- Publie en 2010 "20 Maisons Nippones, Un art d’habiter les petits espaces" aux Editions Parenthèses.
- Fonde en 2005 l’agence Architecture Nature. L’agence crée des projets entre force et fragilité qui s’inscrivent avec discrétion dans le paysage, afin de s’unifier à la nature. "Emprunter à la nature tout en la préservant", tel est l’enjeu de l’agence qui développe une architecture intemporelle, durable et écoresponsable, dans le respect délicat des êtres et de la matière.

Voir en ligne : Architecture Nature

ENSEIGNEMENT


Projet d’Architecture
Formation Initiale, Cycle 1, Semestre 1

Objectifs

Une émotion à chaque lieu.
Vers un art d’habiter entre architecture, sens et nature.
Chaque œuvre architecturale demeure une réponse singulière qui met en relation l’homme au lieu et renforce notre présence au monde. Car si chaque projet est unique et doit exprimer son monde à lui, le travail de l’architecte cherche à amener l’homme à se rapprocher du monde présent, à lui faire saisir le temps qui passe, par une approche psychosensorielle du projet. Par les caractéristiques architecturales du projet, inspirées des notions de spatialités sensibles comme le vide, la profondeur, la beauté éphémère des choses ordinaires, les notions de limites et transparences, l’espace ouvre un certain regard sur le monde où la nature devient l’horizon de la culture.

L’enseignement du premier semestre est une initiation / sensibilisation à l’architecture à travers l’implication des étudiants comme sujets. Comment les perceptions et les émotions peuvent être produites et transcrites dans l’espace pour être ressenties et perçues ensuite, et plus encore quand celui-ci est un espace partagé avec d’autres ?

- Comprendre par le questionnement les outils de conception, vérification, communication de l’architecte.
- Développer l’autonomie lors de la recherche d’information et de l’analyse.
- Insister sur la synthèse des éléments d’analyse comme base du projet d’architecture.
- Explorer la dimension intuitive de la conception comme "réflexe culturel".
- Remettre en question les aprioris quant à la forme architecturale.
- Première approche de l’espace urbain. Questionnement des interactions de l’édifice avec le contexte urbain.
- Complexité programmatique. Juxtaposition des programmes pour des utilisateurs différents.
- Identifier les outils (conception, représentation, vérification), comprendre leur complémentarité (plans, coupes, maquettes, perspectives, cartes, diagrammes, organigrammes, …) et le besoin de leur utilisation simultanée.
- Acquérir une méthode : Apprendre la progression depuis la compréhension d’un contexte, la détermination d’intentions architecturales justifiées, vérifier l’adéquation du projet avec les intentions au fur et à mesure.
- Développer une culture : rechercher des références aux différentes étapes de conception et en mener une analyse objective.

Méthode

Cette expérience amène à générer une architecture à partir de l’intérieur et non plus, depuis le volume extérieur. La conséquence est donc un recentrage sur l’homme. On ne pense plus l’architecture comme un objet fait de volume mais comme un ensemble d’ambiances, de détails, de coupes, de sens,… qui met en relation "les êtres" et "les choses".

La méthode suppose donc d’analyser les éléments spatio-temporels qui conduisent à des logiques de lieux. Elle s’appuie sur l’homme comme point de départ à un ensemble complexe de relations spatio-temporelles (espace-temps-lieu) et psychosensorielles (corps/esprit) au milieu, que nous appelons la dimension du sensible.

Le sensible exprime la relation de l’homme à l’espace (orientation, distance, proximité, espace ouvert), au temps (impermanence, mouvement cinétique, éphémère...) et au lieu (rythme et tension...). Approche ergonomique, kinesthésique, psychosensorielle, travail sur le parcours,…

Sujet

Le semestre débute par un premier exercice, "L’interface urbaine" développant l’approche vécue de l’espace par l’étude du mur qui clôture la cour de l’ESA. Avec l’analyse du site et du ressenti, prendre conscience du lieu pour proposer un projet à la place du mur qui crée un lien et une limite non plus verticale entre l’école et la ville.

Le second exercice, se déployant jusqu’au jury final, s’appropriera un site réel, parisien, étudié en amont avec les enseignants des cours associés. Il abordera, sous la forme d’un événement collectif, le thème du "Pavillon". Dans la question de l’habiter qui exprime une manière d’être sur terre, le pavillon permet de poser la question d’habiter la petite échelle pour mieux appréhender l’espace public en tant qu’empreinte et matrice du paysage.

L’ensemble de la recherche faite au travers de ces différents exercices d’architecture et des cours associés sera synthétisé dans un mémoire-projet. Approche par le projet. Tenue d’un carnet de projet. Présentation par affichage à chaque séance. Interventions des enseignants des cours connexes dans le cadre de l’atelier lors de ces affichages.

Évaluation

L’ensemble de la production de chaque élève est évalué par un contrôle continu et à l’occasion d’un préjury à mi-semestre et d’un jury final ouvert au public et constitué d’invités extérieurs à l’école.
L’ensemble du travail des élevés en atelier d’architecture et dans les cours associés sera présenté lors de l’exposition de fin de semestre.