L’ESA en quelques dates


1865 - L’ÉCOLE CENTRALE D’ARCHITECTURE


Au cours du XIXe siècle, un nombre croissant de personnes jugent que la formation des architectes est inappropriée aux conditions nouvelles de la profession, comme aux enjeux et aspirations de l’époque.

Une ambitieuse réforme de l’École des Beaux-Arts a bien été décidée en 1863, mais des résistances internes ont fait obstacle à sa complète exécution. C’est prenant acte de cet échec que, deux ans plus tard, l’ingénieur centralien Emile Trélat, soutenu par plusieurs personnalités de toutes professions, fonde une école libre d’architecture, qui offrira une alternative pragmatique à l’enseignement officiel.

1870 - LA RECONNAISSANCE D’UTILITÉ PUBLIQUE


D’abord Centrale (1865), puis Centrale & Spéciale (1867), l’École devient à jamais l’École Spéciale d’Architecture le 13 août 1869. Quelques mois plus tard, elle est reconnue d’utilité publique par le Conseil d’État (décret impérial du 11 juin 1870). Ainsi, l’école acquiert la pleine capacité juridique et conforte par là son statut d’établissement privé d’enseignement supérieur.

1904 - L’INSTALLATION BOULEVARD RASPAIL


Faisant valoir que l’École est une fondation parisienne due à un puissant élan d’initiative privée, Emile Trélat convainc le conseil municipal de Paris de mettre à la disposition de celle-ci un terrain situé entre la clôture du cimetière du Montparnasse et l’alignement de la voie publique. Trélat dresse lui-même les plans des nouveaux bâtiments, les premiers à avoir été conçus en France pour accueillir une école d’architecture.

Succédant à son père à la direction de l’école en 1907, Gaston Trélat reste fidèle aux principes de la fondation et introduit des nouveaux cours : construction métallique, béton armé, hygiène tropicale.

1924 - LE MOUVEMENT MODERNE


Tandis que l’École adopte le statut juridique d’association "Loi de 1901", l’un de ses anciens élèves, Robert Mallet-Stevens, y revient en tant qu’enseignant.

A partir de 1926, l’École suscite ou accompagne de nombreuses publications. Certaines des revues françaises d’architecture les plus influentes – L’Architecture vivante, Architecture d’Aujourd’hui, Urbanisme et Technique et Architecture – seront ainsi dirigées par d’anciens élèves, parmi lesquels Jean Bodovici, Pierre Vago et André Hermant.

1934 - LA RECONNAISSANCE DE L’ÉTAT


Henri Prost, diplômé de l’École en 1892, en devient le directeur à partir de 1929 et ce jusqu’en 1959. Il garantira notamment les conditions d’existence de l’École en assurant le caractère officiel du diplôme, le titre délivré à l’issue des études est officiellement reconnu par l’État en 1934.

1968 - LE MOUVEMENT ÉTUDIANT


L’École devient une association en cogestion, dans laquelle étudiants, professeurs, et administratifs participent à de nombreuses créations dans une dynamique d’ouverture didactique :

  • 1972 : Poste de professeurs "invités"
  • 1973 : Unité de Recherche Appliquée (UDRA)
  • 1974 : Antennes pédagogiques de Chailles et de Bourges
  • 1977 : Édition du Bulletin d’Information Pédagogique (BIP)
  • 1982 : Laboratoire informatique
  • 1985 : ESA Productions (expositions et éditions)
  • 1988 : Campus universitaire avec l’UCAD
  • 1989 : Post-diplôme informatique
  • 1993 : Semestrialisation des études et intersemestres de stages
2013 - LA REFONDATION


A l’initiative du Directeur François Bouvard, l’École entreprend une réforme pédagogique profonde qui voit successivement se mettre en œuvre :

  • Un diplôme de licence consacré à une ville européenne (Coimbra, Delft, Cagliari, Prague) où les projets sont jugés par un Jury International.
  • Un master doté de 4 domaines d’expérimentations : Fabrique collective, Des Équilibres, Habiter l’Anthropocène, Transitions.
  • Introduction, dès le cycle licence, de la formation au BIM / Révit et à la question du vivant (écologie, paysage).

L’ESA se dote d’un laboratoire de recherche ESAlab et fonde un campus avec l’Ecole Camondo, et un partenariat avec la Fondation Cartier pour l’art contemporain.