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L’Orient-Express Hôtel, une expérience d’auto-construction de l’ESA présentée à l’Arc en Rêve


 
L’Orient-Express Hôtel, figure parmi 2 autres projets - les Terrains d’Aventure et le Centre Georges Pompidou - dans l’introduction de l’exposition "Inservitude" qui se tient du 19 juin au 3 novembre 2019 au centre d’architecture Arc en Rêve à Bordeaux.

Ces 3 premiers projets, qui convoquent respectivement les univers du fou, de l’enfant et de l’artiste, sont les 3 clés de lecture des 40 autres architectures que constitue l’exposition "Inservitude" et qui ont pris place dans l’histoire d’Arc en Rêve, en résistance aux idées de certitude, de totalité, d’homogénéité et comme promesse d’ouverture.

« Et si l’architecture, discipline de la contrainte, ne cessait de s’inventer dans l’indiscipline des utopies créatrices, des auteurs et des usages ? »

 

 
Equipement de logement et de restauration pour des stagiaires psychothérapeutes datant de 1982, l’Orient-Express Hôtel se situe à proximité de Blois (41) et s’inscrit dans un plus vaste projet d’extension de la clinique psychiatrique de la Chesnaie, entamé en 1971 sous l’intervention de l’architecte Chilpéric de Boiscuillé.

Directeur de l’École Spéciale d’Architecture de 1982 à 1988 et fondateur de l’École nationale supérieure de la nature et du paysage à Blois en 1993, Chilpéric de Boiscuillé enseigne aujourd’hui le paysage en cycle de Licence à l’ESA.

"Inservitude" est une nouvelle occasion de célébrer cette architecture singulière et de rappeler le contexte original et innovant dans lequel elle a été conçue il y a de cela presque 40 ans :

Le chantier des nouveaux équipements de la Chesnaie sera conduit par Chilpéric de Boiscuillé à condition que ses élèves en architecture puissent participer au projet, et une antenne pédagogique de l’ESA sera donc installée sur place à cet effet. François Bouvard, actuel directeur de l’École Spéciale, participera également à la conception de l’Orient-Express Hôtel. Quant aux pensionnaires de la clinique, ils seront eux aussi associés au chantier, dont les bienfaits thérapeutiques ont été constatés.

6 wagons de l’Orient-Express, datant de 1928, ont été réutilisés dans cette architecture s’organisant autour de 3 ailes.

En somme, l’Orient-Express Hôtel, par son dessin et sa mise en œuvre aux parfums d’utopie, répondait déjà aux grandes problématiques sociétales et environnementales auxquelles la profession est aujourd’hui confrontée quotidiennement.

Les bâtiments de la Chesnaie témoignent d’un mouvement d’auto-construction en accord avec un programme thérapeutique. Cette création collective a bénéficié à ce titre en 2006 d’une inscription à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.