Le siècle de Labrouste, sous la direction de Jean-Philippe Garric et Marc Le Coeur

décembre 2020


Parution, aux Éditions des Cendres, de l’ouvrage :
Le siècle de Labrouste
un élève, un ami, un maître

sous la direction de Jean-Philippe Garric et Marc Le Cœur

Historien de l’art et spécialiste de l’architecture du 19e siècle, Marc Le Cœur enseigne à l’École Spéciale d’Architecture depuis 2013. Il a également enseigné à l’Université Paris 1 et a été chercheur au département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque Nationale de France.

Avec les contributions de
Corinne Bélier, Martin Bressani, Hervé Doucet, Fabienne Doulat, Jean-Philippe Garric, Ralph Ghoche, Marie-Agnès Gilot, Marc Grignon, Guy Lambert, Marc Le Cœur, Sigrid de Jong, Natacha Lubtchansky, Caroline Soppelsa et Estelle Thibault.

« Auteur de deux réalisations magistrales, la bibliothèque Sainte-Geneviève et la Bibliothèque nationale, Henri Labrouste (1801-1875) présente à la fois l’image d’un enfant prodige du système – pensionnaire de la villa Médicis, chef d’atelier, puis membre de l’Institut – et celle d’un artiste en marge, introverti et indocile.

Si l’historiographie a parfois souligné leur portée novatrice, notamment dans l’emploi qu’il fit du métal, sa démarche et son œuvre s’enracinent pourtant dans son siècle, que l’architecte semble avoir traversé en trois temps : à l’École, puis à Rome, il est d’abord Labrouste jeune, au mitan de son parcours, il gagne un prénom, orthographié parfois "Henry", enfin, dans ses dernières années, son nom seul suffit à le désigner.

Ce livre reflète ces trois grandes séquences, qui impliquent aussi trois générations successives : celle de ses maîtres, architectes d’un autre siècle qui, de Charles Percier à Antoine Laurent Thomas Vaudoyer, portèrent l’architecture Beaux-Arts sur les fonts baptismaux, celle de ses condisciples et de ses compagnons, souvent qualifiée de "génération romantique", celle, enfin, de ses nombreux élèves et de ses enfants, qui connaîtront les développements du béton armé et les prémices des mouvements modernes. De sorte que, des années 1780, où se dessine la gloire de ses aînés, jusqu’à la fin des années 1920, où sa fille publie ses "souvenirs" et parachève sa légende, les essais réunis ici inscrivent l’architecte dans un très long 19e siècle, mais aussi dans un paradoxe. Labrouste, considéré à juste titre comme l’un des enfants les plus audacieux des Beaux-Arts, y apparaît moins comme une figure singulière que comme le fil conducteur d’une histoire qui lie les derniers feux de l’Académie royale d’architecture aux élans de l’entre-deux-guerres. »

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