Roberto D’Arienzo

Atelier d’Architecture
Cycle 2

Roberto D’Arienzo

Présentation
Roberto D’Arienzo est Architecte-urbaniste, Docteur en architecture aux universités Paris 8 (France) et Federico II (Italie), qualifié aux fonctions de Maître de conférences dans les sections 18 (architecture) et 24 (aménagement de l’espace et urbanisme) du Conseil National des Universités, chercheur membre du laboratoire GERPHAU (Groupe d’Etudes et de Recherche en Philosophie, Architecture, Urbain), urbaniste à SYSTRA, Enseignant à l’Ecole spéciale d’architecture au sein du domaine d’expérimentation « Habiter l’Anthropocène ».
Parmi ses publications :
D’Arienzo R., Younès C. (dir.) (2018) : Synergies urbaines. Pour un métabolisme collectif des villes, Genève, MétisPresses, 304 p.
D’Arienzo R. (2017) : Métabolismes urbains. De l’hygiénisme à la ville durable, Naples 1884-2004, Genève, MétisPresses, 330 p.
D’Arienzo R. (dir.) (201) : « Waste as resource », numéro spécial monographique de la revue Global Environment. A journal of Transdisciplinary History, WhtiteHorsePress, 138 p.
D’Arienzo R., Younès C., Lapenna A., Rollot M. (dir.) (2016) : Ressources urbaines latentes. Pour un renouveau écologique des territoires, Genève, MétisPresses, 416 p.
D’Arienzo R., Younès C. (dir.) (2014) : Recycler l’urbain. Pour une écologie des milieux habités, Genève, MétisPresses, 528 p.

Enseignement

Intitulé : Domaine d’expérimentations Habiter l’anthropocène
« Recycler l’urbain : le projet comme métabolisme »
Discipline : Culture du projet-mémoire
Formation : Cycle 2 Semestres 1, 2, 3, 4

Objectifs

L’enseignement, qui croise selon les semestres, des cours théoriques, des séances de projet-mémoire, des rencontres de suivi de diplômes sous forme de Master-class partagées, vise à fournir une base méthodologique pour la lecture et la compréhension des milieux urbains contemporains et la formulation d’hypothèses d’aménagement appropriées. Il veut constituer une véritable « boîte à outils » capable de guider les futurs architectes dans l’appropriation des principales problématiques du projet, ici interprété comme acte de transformation et métabolisme complexe. Sa mutabilité en accord avec celle des milieux alentour est explorée, notamment par une prise en compte des échanges métaboliques existants et latents ainsi que par l’intégration de temporalités plurielles, de moyen et long terme, auxquelles l’aménagement conçu sera inexorablement soumis. Ses possibilités de mutation seront alors explorées en termes de réversibilité, de réemploi, de déconstruction, d’adaptation…
Quatre axes accompagnent l’ouverture thématique :
1. Métabolismes. Sur l’inévitabilité, l’ambiguïté et la nécessité des restes urbains.
2. Stratifications. Du palimpseste urbain et de la persistance des choses.
3. Dissociations. De la dissipation de l’urbain et de ses ressources endogènes.
4. Recyclages. Valoriser les ressources latentes des milieux urbains.

Thèmes

A l’heure de l’anthropocène, des dérèglements climatiques globaux et d’une urbanisation planétaire sans précédent, les villes existantes apparaissent comme les points de départ obligés pour imaginer et fonder une nouvelle alliance entre l’homme et son milieu. Une double dichotomie est à l’origine de la démarche que nous proposons : celle entre la production de quantités grandissantes de déchets et la prise de conscience de la finitude de ressources premières indispensables ; et celle entre l’artificialisation de larges portions de territoire et la nécessité de préserver les sols naturels et agricoles, ressources non renouvelables, limitées et fondamentales. Dans l’objectif majeur de la réduction de l’empreinte écologique, la transition des milieux urbains construits d’un régime de croissance vers un régime de développement apparaît le véritable nœud crucial autour duquel toute réflexion devrait se structurer, et le recyclage comme une stratégie désormais incontournable.
Le verbe recycler évoque le commencement d’un nouveau cycle en partant d’un reste, le préfixe re pouvant se décliner en différentes stratégies : la réutilisation, qui le remploie en en soulignant les caractéristiques intrinsèques ; la reconversion, qui le transforme profondément à travers des opérations de soustraction et d’adjonction ; la récupération, qui en sélectionne et en extrait certaines composantes à utiliser ... L’importation de ce verbe dans le langage de l’architecture et de l’urbanisme amène alors à considérer la permanence et la transformation comme deux termes complémentaires, et à relire, du point de vue environnemental, social, économique, les cycles de vie de ce qui existe : objets, matériaux, bâtiments, villes, milieux, deviennent gisements gris, potentiels, à valoriser à travers des opérations opportunes et aujourd’hui inévitables, qui prônent pour l’adaptation comme action prépondérante sur la réalisation ex-novo et sur la tabula rasa.

Modalités d’évaluation

Les productions des étudiants sont évaluées à travers un contrôle continu le long du semestre, puis, selon le niveau d’étude, sur la base de la remise d’un dossier final et d’un examen oral de présentation.

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